En stratégie de communication, cela s’appelle profiter de la force de la divulgation d’une information gênante pour rebondir. A plusieurs reprises nous l’avions annoncé et ne pouvant plus se cacher, en quelque sorte aux abois, Jean-Charles Taugourdeau, député-maire de Beaufort en Vallée, Président de la communauté de communes de Beaufort en Anjou, futur prétendant au trône du Mégapole Gée-Mazé-Beaufort, ne peut plus cacher ses ambitions locales (autant que personnelles) démesurées. Un pilote de chasse aurait dit que Taugourdeau était paré de sa combinaison « anti-gée ».

« Et pourquoi pas imaginer, à plus long terme, la création d’un nouveau village qui rassemblerait Beaufort, Mazé et Gée, trois communes qu’il sera de plus en plus difficile de dissocier » avoue enfin Jean Charles Taugourdeau. Mazé va disparaître ! Gée va disparaître ! Voilà la réalité du noir dessein que Taugourdeau est en train d’imposer à tous. Le propos est manipulateur et le verbe rassurant lorsqu’il parle d’un « nouveau VILLAGE ». Il n’y a que dans la tête du député qu’il sera de plus en plus difficile de dissocier les trois communes.

Les communautés de communes n’ont pas été mises en place pour fusionner les villages, monsieur Taugourdeau, au contraire ; elles ont été mises en place pour peser en terme de développement d’infrastructures et pas pour fabriquer artificiellement des mégalopoles.

Que peut-il bien trotter dans la caboche de l’élu. La grenouille rurale veut-elle se faire aussi grosse que le bœuf urbain ? Comme, lors de la réunion de la communauté de communes qui avait lieu à Fontaine-Millon en décembre 2005, lorsque Taugourdeau, à court d’arguments quand une opposition même modeste, lui faisait part de ses inquiétudes sur l’élargissement irréfléchi du périmètre des prérogatives de la Communauté, le député Jacobin avait répondu naïvement : « Les frontières de l’Europe s’agrandissent, pourquoi localement, résister à cette tendance ? » Etre député n’a jamais été un signe de clairvoyance et la pauvreté du propos nous avait fait froid dans le dos.

Le résultat du projet de dissolution des communes de Gée et Mazé dans l’altière Beaufort-en-Vallée n’aura, comme résultat, que de faire exploser la fiscalité locale et de faire disparaître deux villages. D’ailleurs, le ridicule parc paysager entre Beaufort et Gée, dont le coût est de 800 000 euros, n’est qu’un tentacule végétal pour absorber la proie voisine. « réserver les espaces naturels [entre Beaufort et Gée] me semble indispensable à l’amélioration de la qualité de vie ». Ces propos sont fallacieux et cette espèce d’allée verte n’a pas pour but d’améliorer la qualité de vie des habitants. On peut faire le pari que rapidement, l’hypothétique Plan d’Occupation des Sols n’aura que pour objectif d’attirer des constructions dans un environnement attractif pour mieux englober Gée. La ridicule piste cyclable entre Mazé et Beaufort a été décidée dans la même optique. La pieuvre aux ambitions tentaculaires ne s’arrêtera pas là !

L’embauche d’un chargé de communication pour la Communauté de Communes de Beaufort-en-Anjou relève de la même logique pharaonique. Cette embauche est ridicule. Le président de Beaufort-en-Anjou justifie ce recrutement de la manière suivante : « L’objectif est de faire prendre conscience à chaque habitant de l’endroit où il réside, et de permettre de bien identifier le territoire ». MANIPULATION ! L’objectif est de faire entrer dans la tête des gens le projet ridicule de la fusion des trois communes. Pour enfin justifier cette embauche inutile, un petit coup de menace à peine dissimulée est nécessaire. Taugourdeau n’omet pas de dire : « Les seules ressources de la Communauté de Communes sont les dotations d’Etat ainsi que la taxe professionnelle. Ce sont les entreprises qui financent la quasi totalité des dépenses. » On a tous bien compris que c’était à l’entreprise Jean-Charles Taugourdeau que la Communauté de commune de Beaufort-en-Anjou devait son existence. Comme au Temps de la noblesse où le Tiers Etat devait sa survie à la protection de riches comtes et princes dominateurs. On sait l’attachement à notre territoire de ce chef d’entreprise qui menaçait, il n'y a pas si longtemps, de se délocaliser sur les plaines du Pô par réaction à un environnement pas assez docile.

A SUIVRE