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Tout Faux, roman contre la censure politique

Censure politique en Maine et Loire
un député du Maine et Loire veut censurer ce roman !

TOUT FAUX EN MAINE ET LOIRE CONTRE LA CENSURE

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lundi 15 janvier 2007

Les chiens font Deschiens

D'après Ouest France fin 2006

Le fils d’une juge menace de faire sauter le bar

Réclamant de l’argent au nom d’un mouvement islamiste, un jeune homme de bonne famille, fils de magistrat au Mans, a menacé de faire exploser le bar et ses occupants.

Encore un branle-bas de combat à la cité judiciaire du Mans (rappelez-vous de l’histoire des écoutes téléphoniques…). Un enfant de magistrat soupçonné de tentative d’extorsion de fonds fait l’objet d’une enquête de la section antiterroriste de Paris.
D’après l’article d’Igor Bonnet : « Il y a dix jours, les enquêteurs de la Sûreté départementale du Mans de permanence reçoivent le coup de fil affolé d’un cafetier de la ville. Ce dernier leur explique qu’il a reçu un appel téléphonique où on le menace de faire sauter son établissement s’il ne remet pas une forte somme d’argent. D’après lui, il doit utiliser une cabine téléphonique proche de son commerce pour reprendre contact avec son interlocuteur, afin de lui remettre les fonds. »
Le mystérieux interlocuteur se réclame d’un mouvement islamiste. Les policiers du Mans en ont informé leurs collègues de la DNAT (Division Nationale Anti-Terroriste) qui auront vite fait de boucler leur enquête.
Dans ces entre faits, la mère d’un jeune homme âgé de 23 ans (donc un gosse ;-)) ! ) magistrate au Mans, va voir, tout penaude, son voisin de bureau, procureur de la République pour lui raconter que son fils s’était confié à elle sur ses agissements.
Le dossier a été transmis au SRPJ d’Angers qui a placé le mauvais fils et un complice en garde à vue. Ces fils de notables ont, bien entendu, été remis en liberté et placés sous contrôle judiciaire (de la maman ?). D’après une source proche de l’enquête, le garçon de 23 ans vivrait mal le décès de son père, un ex-magistrat, survenu il y a un peu plus d’un an.

Pauvre petit biquet. Nous suivrons les suites de cette affaire mais il ne fait aucun doute que le petit se fera gronder. « C’est vilain de piquer les sous des gens et de les menacer de mort. Tu me copieras 20 fois : « quand je serai grand, je serai magistrat, comme feu papa et comme maman, car j’ai toutes les qualités pour cela » ».

On se souviendra aussi que c’est au Mans qu’un juge du Tribunal de commerce s’était fait débarquer car il employait, dans son entreprise de la région parisienne, des gens au noir.

C’est aussi au Mans que sévit le grand juge Jean-Michel Lambert, le héros de l’affaire Grégory qui a osé dire que le téléfilm qui avait été tourné sur l’histoire des Villemin, n’était qu’une propagande. Quel homme courageux ! il mériterait sans conteste, la légion d’honneur celui-là aussi !

Gare au gori-i-i-i-lleux.

Le gorille de Georges Brassens

C'est à travers de larges grilles,
Que les femelles du canton,
Contemplaient un puissant gorille,
Sans souci du qu'en-dira-t-on.
Avec impudeur, ces commères
Lorgnaient même un endroit précis
Que, rigoureusement ma mère
M'a défendu de nommer ici...
Gare au gorille !...

Tout à coup la prison bien close
Où vivait le bel animal
S'ouvre, on n'sait pourquoi. Je suppose
Qu'on avait dû la fermer mal.
Le singe, en sortant de sa cage
Dit "C'est aujourd'hui que j'le perds !"
Il parlait de son pucelage,
Vous aviez deviné, j'espère !
Gare au gorille !...

L'patron de la ménagerie
Criait, éperdu : "Nom de nom !
C'est assommant car le gorille
N'a jamais connu de guenon !"
Dès que la féminine engeance
Sut que le singe était puceau,
Au lieu de profiter de la chance,
Elle fit feu des deux fuseaux !
Gare au gorille !...

Celles-là même qui, naguère,
Le couvaient d'un œil décidé,
Fuirent, prouvant qu'elles n'avaient guère
De la suite dans les idées ;
D'autant plus vaine était leur crainte,
Que le gorille est un luron
Supérieur à l'homme dans l'étreinte,
Bien des femmes vous le diront !
Gare au gorille !...

Tout le monde se précipite
Hors d'atteinte du singe en rut,
Sauf une vielle décrépite
Et un jeune juge en bois brut;
Voyant que toutes se dérobent,
Le quadrumane accéléra
Son dandinement vers les robes
De la vieille et du magistrat !
Gare au gorille !...

"Bah ! soupirait la centenaire,
Qu'on puisse encore me désirer,
Ce serait extraordinaire,
Et, pour tout dire, inespéré !" ;
Le juge pensait, impassible,
"Qu'on me prenne pour une guenon,
C'est complètement impossible..."
La suite lui prouva que non !
Gare au gorille !...

Supposez que l'un de vous puisse être,
Comme le singe, obligé de
Violer un juge ou une ancêtre,
Lequel choisirait-il des deux ?
Qu'une alternative pareille,
Un de ces quatre jours, m'échoie,
C'est, j'en suis convaincu, la vieille
Qui sera l'objet de mon choix !
Gare au gorille !...

Mais, par malheur, si le gorille
Aux jeux de l'amour vaut son prix,
On sait qu'en revanche il ne brille
Ni par le goût, ni par l'esprit.
Lors, au lieu d'opter pour la vieille,
Comme l'aurait fait n'importe qui,
Il saisit le juge à l'oreille
Et l'entraîna dans un maquis !
Gare au gorille !...

La suite serait délectable,
Malheureusement, je ne peux
Pas la dire, et c'est regrettable,
Ça nous aurait fait rire un peu ;
Car le juge, au moment suprême,
Criait : "Maman !", pleurait beaucoup,
Comme l'homme auquel, le jour même,
Il avait fait trancher le cou.
Gare au gorille !...

Substitut pédophile

D'après un article du Courrier de l’Ouest de décembre 2006

Pédophilie sur l’Internet : de 16 mois de prison ferme à 8 mois avec sursis à Tours

Un ancien haut magistrat faisait partie d’un groupe de cinq personnes qui ont été condamnés par le Tribunal correctionnel de Tours pour trafic de photos à caractère pédophile sur l’Internet. Sur les 13 personnes de ce réseau, seules 5 ont été condamnées. Les 8 autres comparaîtront à nouveau le 1er février 2007 suite à des expertises psychiatriques auxquelles ils n’avaient pas été soumis, contrairement à ce que la loi impose.
Ces personnes ont été interpellées en 2003 pour avoir échangé des photos mettant en scène des enfants et des adolescents dans des actes sexuels entre eux ou avec des adultes.
Trois des cinq personnes ont été condamnées à de la prison ferme.
Pour couronner le tout, Michel Joubrel, ancien substitut général à la cour d’appel de Versailles, a été condamné à huit mois de prison avec sursis et 1000 euros d’amende. Il est étonnant de noter qu’entre gens du même bord, les circonstances aggravantes ne sont pas de mise. Les enquêteurs avaient saisi plus de 5000 photos pornographiques de mineurs, voire d’enfants victimes de viols.
Placé en retraite d’office peu après son arrestation, le magistrat, âgé de 52 ans, a été radié de la magistrature en février 2005.

Je revois, à mon procès en cour d’appel d’Angers, cet oiseau noir de mauvais augure, qui n’était certes pas Michel Joubrel, mais qui m’avait lancé à la figure « Pichereau, vous êtes un manipulateur maniaque tordu ». Je ne peux pas m’empêcher de penser à toute cette corruption, à toutes ces manipulations, à tous ces tripatouillages baignés d’incompétence, à tous ces vices qui vous envahissent, vous, les hommes de pouvoir usurpé au peuple. Mais qui êtes vous donc, vous qui vous cachez derrière vos linceuls de jais et qui condamnez tant d’innocents sans preuve ? Vian allait cracher sur vos tombes. J’irais volontiers, quant à moi, déféquer sur les vôtres, mais les fouille-merde que sont les mouches bleues, auraient vite fait d’en extraire l’ADN. Alors, comme beaucoup de gens épris de liberté, je le pense, j’en rêve, je l’imagine tout en vous offrant un sourire docile.

lundi 27 février 2006

Garde-à-vue à Jallais

Un exemple parmi beaucoup d'autres des méthodes employées par la police et la gendarmerie. A méditer.

Source : Libération du 27 février 2006, article de Dominique Simonnot

Une famille gardée à vue sans preuve et sans ménagement
Père et fils soupçonnés d’avoir enlevé une fillette qui a été retrouvée

C’était un lundi, Georges et Monique Chaillou revenaient de la boulangerie, des voisins les ont prévenus : « Attention, des malfaiteurs sont dans le bourg. » Monique a haussé les épaules et commencé d’éplucher son chou. « Quand deux hommes m’ont prise par la gorge, je me suis dit « mon Dieu, c’est les rôdeurs, j’y passe ! ». » Les deux hommes ont sorti leur carte. « Police ! » Monique s’est retournée : « Toute la maison était envahie et j’ai vu passer mon mari dans le jardin, menotté. J’ai dit : « Mais qu’est-ce qui se passe ? On n’a rien fait ! ». » « Vous allez comprendre », ont assuré les policiers. Georges portait son bleu, il n’a pas eu le temps de se changer, il a traversé « la nationale menotté, avec les voisins qui regardaient ». Depuis la veille, le plan « Amber Alerte » est déclenché. Trois cents gendarmes cherchent Aurélia, 6 ans, enlevée le dimanche 20 novembre à Jallais (Laine-et-Loire).

Chez elle, gardée par les gendarmes, Monique attend que ses trois garçons rentrent du travail pour le déjeuner. « Ils me disaient : « Vous savez, madame, on est parfois surpris par ses enfants ! » Et ils furetaient partout. Ils ont même fracturé la porte du grenier. » Dans le jardin, devant un tas de papiers brûlés par Georges, « ils ont dit : « Oh, ça doit être la petite », ils ont creusé, sondé le puits ».

Défilé. A midi, Aurélien, 25 ans, métallurgiste, est arrivé. Monique l’avertit : « C’est pour la petite, on est soupçonné ! Ils ont emmené ton père ! » Pascal, 20 ans, rentre de l’usine, voit son frère menotté : « T’as fait des bêtises ? » Fabrice, 23 ans, électricien, est arrêté dans sa 309 Peugeot, à la sortie du travail : « Ils m’ont tapé la tête sur le volant : « Bouge pas ! » Ils m’ont fait descendre menotté devant tout le monde, m’ont dit «voilà les caméras, mets ton blouson sur la tête ! ». Je disais « mais qu’est-ce qui se passe ? » ».

Dans les rédactions, les dépêches tombent : « Quatre personnes, un homme de 62 ans et ses trois fils, ont été placés en garde à vue lundi[…]. Ces interpellations font suite à l’interception, à Chemillé, dune Peugeot 309 GTI grise correspondant aux informations fournies par les témoins du rapt. » Un indice n’a pas été divulgué : c’est un drapeau jamaïcain à l’arrière de la 309 du ravisseur, et un témoin a vu une 309 au drapeau devant chez les Chaillou.

Georges est interrogé : « Alors, ce drapeau ? » « Je disais « maniaque comme il est, ça m’étonnerait que Fabrice ait ça dans sa voiture ». » Il est amené devant un gradé : « Il me hurlait dessus. « T’as pas dit la vérité ! On a les preuves ! La carte grise de la 309 est à ton nom et ça tu nous l’as pas dit ! » « Ils me disaient « la gamine, si ça se trouve, elle est n train de souffrir ! Tu passeras Noël au frais, tu crèveras en prison ! » Je disais « mais j’ai rien à voir ! » » Georges a dû enlever ses chaussures : « J’ai froid aux pieds ! » Ils ont dit « C’est la loi ! » Ramené au gradé : « Ce petit con, il m’a secoué par mon gilet, j’étais attaché par une menotte à la chaise, la boucle de mon gilet a lâché, je suis tombé avec la chaise. J’en venais à me dire « c’est quand même pas possible que Fabrice a fait une chose pareille ! »

A Beaupréau, où Fabrice est gardé à vue, mêmes questions : « On sait que c’est toi ! On peut t’en faire voir à toi et à ta famille ! T’es pas clair. » Pareil pour Aurélien et Pascal : « Ils posent des questions dans tous les sens, c’est plein de pièges… Il fait froid, vous êtes là, sans l’heure, sans cigarette. » « Je me suis dit « quitte à être dans la merde, je vais dire que c’est moi et on aura la paix, ils lâcheront les autres » », se souvient Aurélien. Dans la cellule, « il y avait une peau de banane par terre, des taches rouges partout. A la fin on est comme une loque… »

Aucun n’a demandé un avocat : « Ils nous disaient « à quoi bon, c’est juste pour une heure ou deux ! » » Père, mère, fils, tous détaillent l’emploi du temps de la famille. Dimanche, la messe pour Fabrice, avec sa mère, balade en moto et bowling avec des copains. « Rien ne collait avec l’enlèvement », s’étonne Pascal. Vers 22 heures, Georges est relâché. Lundi soir, la petite est retrouvée. Mardi matin les garçons sont libérés : « Comme ça, c’est tout. »

« Minute fatale ». A Saint-Georges-des-Gardes, le 28 novembre, le maire placarde des affiches : « Au seul motif de posséder une voiture ressemblant à celle d’un kidnappeur, les propriétaires domiciliés sur notre commune se sont vus interpellés. Les méthodes employées par la police choqueraient et blesseraient tout individu […] j’invite toute la population à faire preuve de compassion envers ces personnes. Sachez que cela peut arriver à chacun de nous ! »

Mais les Caillou, écoeurés, filent chez Me Henri Loiseau, à Angers : « On voulait savoir s’ils avaient le droit de faire tout ça, avec si peu d ‘éléments. » Dans une longue lettre à Brigitte Angibaud, la procureure d’Angers, l’avocat demande « s’il ne serait pas possible d’envisager un acte réparateur ». La procureure est désolée, mais « les indices étaient là. Il n’y avait pas d’autre solution. Dans ces histoires, chaque minute peut être fatale ou vitale. Nous aons fait au plus vite, mais il fallait fermer toutes les portes ». Rien ne console la famille : « Si la petite n’avait pas été retrouvée, où serions-nous ? »

jeudi 16 février 2006

Outreau ou trop peu

Après le simulacre d’incompétence (joué à la perfection*) due à sa jeunesse de la part du juge Burgaud lors de son audition devant la bienveillante Commission d’enquête parlementaire, ce ne serait pas du luxe de réformer notre système judiciaire qui glisse lentement vers ce qu’était l’Inquisition en d’autres temps. Notre Justice pénale repose sur l’aveu du coupable et l’intime conviction du juge. On sait à quel point il est facile aux forces de l’ordre de faire avouer ou dire tout et n’importe quoi à une personne lors d’une garde à vue. La procédure inquisitoire transforme le juge d’instruction et son instrument, police et gendarmerie, en véritable inquisiteur. La présomption d’innocence n’existe pas en France.

La dérive s’étend maintenant à la suspicion de l’avocat du prévenu qui est, bien souvent, considéré comme un complice. Mais comme me le disait récemment Maître Lorrain, avocat au Mans et collègue de travail : « les français ont la Justice qu’ils méritent… ». Ca fait froid dans le dos !
C. Pichereau

*Extraits du programme de l'Ecole Supérieure de la Magistrature
  • les cours de français et de rhétorique font partie du programme de 1ère année
  • les cours sur la science de l'éloquence, la déontologie et les droits de l'homme, en deuxième année
  • l'éthique du juge en troisième année
Blog d'Envoyé Spécial sur les réactions à Outreau

Censure en Chine

Google et Yahoo ont été entendus par le Comité des droits de l’homme et les affaires internationales de la chambre des représentants américains, ainsi que Cisco et Microsoft. Il leur est reproché de favoriser la censure en Chine sous prétexte de pénétrer le marché asiatique. Pour sa défense, Google fait valoir que « filtrer les informations va à l’encontre de ses principes, mais que ne pas donner d’information du tout serait pire encore ». Et pour Billa Gates, « la possibilité de cacher vraiment des informations n’existe plus… s’il y a une volonté de la population de savoir quelque chose, cela sortira ».

mercredi 8 février 2006

Un ex-juge condamné

Un ex-juge des enfants condamné pour des faits de pédophilie

Incroyable, un ex-juge pour enfants condamné à un an de prison avec sursis pour agressions sexuelles sur mineurs (on rappelle que Claude Pichereau a été condamné à la même peine par le tribunal de Saumur à cause de la parution de son roman « Tout faux » http://www.toutfaux.com/toutfaux-censure.html) a été révoqué par le Conseil Supérieur de la Magistrature. Le juge a toujours nié les faits qu’on lui reprochait et a dénoncé une instruction cent pour cent à charge. Nous suivrons le déroulement de cette affaire véreuse et, que le juge soit coupable ou innocent, une fois de plus la Justice est, bien entendu, irréprochable.

Le Grand Guignol judiciaire

Le Grand Guignol judiciaire ne fait jamais relâche

Le juge Fabrice Burgaud sera auditionné aujourd’hui par les députés sur l’affaire d’Outreau. La farce continue, les députés n’assument pas leur incompétence en matière de Justice, le juge Burgaud n’assume pas ses erreurs, la Justice n’assume rien, ces mots ne faisant pas partie de son vocabulaire. Bravo aux acquités d’Outreau qui adoptent un comportement très digne.
Tous droits réservés Claude Pichereau