La publication, malgré tout
Par Soutien à Tout Faux, jeudi 14 avril 2005 à 12:54 :: Censure politique :: #17 :: rss
Le roman qui était déjà chez l'éditeur lors de l'audience de janvier est publié avec l'assentiment de plusieurs avocats qui ne parviennent pas à comprendre à quoi correspond la confiscation d'un manuscrit dans lequel aucun nom n'est cité, et de l'éditeur qui confirme que jamais un roman n'a été interdit dans de telles conditions.
Le roman " Tout Faux " est présenté aux Journées Nationales du Livre et du Vin de Saumur où l'auteur rencontre un franc succès auprès du public. Jean-Charles Taugourdeau qui se sentait visé, lui-même exposant et sponsor du salon (dans un élan mégalomaniaque révélateur d'une personnalité orgueilleuse et capricieuse, un prix à son nom est même décerné), envoie à l'auteur, en pleine séance de dédicaces, un des cadres de son entreprise au look " truand de série B prénommé Michel " flanqué de deux policiers.
Les policiers saumurois et en tenue se sont excusés de venir troubler la séance de dédicace et ont pris mes coordonnées ainsi que les noms et prénoms des parents de l'auteur, non sans lâcher cette phrase inquiétante : " Vous savez, quand un député nous demande d'intervenir, on intervient ". Rassurant !
" Collusion ", ce terme que l'on aurait pu croire avoir disparu du vocabulaire d'une démocratie, referait-il surface ? Après que les deux policiers se soient éclipsés, l'homme au regard patibulaire s'est montré des plus menaçant, tant par ses propos que par son attitude arque boutée sur la table de l'auteur et a tenu des propos sans équivoques et devant témoins. L'auteur, dans un souhait d'apaisement, préfère attendre mais se réserve toutefois le droit de déposer plainte pour ces faits inadmissibles dans une démocratie.
L'agresseur : " Monsieur Taugourdeau m'envoie car il a reçu la copie du jugement et il sait qu'il n'a pas le droit d'entrer en contact avec vous. Je fais ça dans le cadre de mon travail et ça me déplaît "
L'auteur : " Il a de la chance parce que moi, je n'ai pas reçu le jugement écrit et s'il a quelque chose à me dire qu'il vienne lui-même me le dire. Est-il si lâche et peureux ? "
L'agresseur : " Ce que vous avez écrit dans votre livre est dégueulasse "
L'auteur : " Vous l'avez lu ? "
L'agresseur : " Non, mais vous vous êtes attaqué à MONSIEUR JEAN-CHARLES TAUGOURDEAU et vous allez le regretter "
L'auteur : " Et bien moi je suis MONSIEUR CLAUDE PICHEREAU et il ne vaut ni plus ni moins que moi. Nous ne sommes plus au Moyen-Age, c'est fini la féodalité et les seigneurs tout-puissants "
L'agresseur : " Edith L. ne fait plus partie de la société alors arrêtez de vous en prendre à Taugourdeau sinon vous finirez en prison "
L'auteur : " Je ne veux pas savoir ce que devient Edith L., le sort de cette pauvre fille ne m'intéresse pas, quant à Taugourdeau je l'ignore complètement ce type. Lisez mon livre et vous verrez même que je défends le personnage qu'il a inspiré et j'en dis même du bien "
L'agresseur : " C'est vrai qu'il n'a pas été très clair dans cette histoire "
L'auteur : " Je ne vous le fais pas dire et maintenant allez vous en de mon stand "
L'agresseur voyant que l'auteur ne cèderait pas et qu'il y avait trop de témoins pour insister s'est fondu dans la foule étonnée qui était venue s'agglutiner autour d'eux.
Le lendemain, lorsque l'auteur est allé s'excuser auprès des organisateurs de la manifestations pour les événements de la veille dont il n'était pas responsable, il se rendit compte qu'ils n'étaient pas au courant et que rien n'avait filtré. Le potentat cherchait-il à dissimuler cette agression ?
Le roman " Tout Faux " est présenté aux Journées Nationales du Livre et du Vin de Saumur où l'auteur rencontre un franc succès auprès du public. Jean-Charles Taugourdeau qui se sentait visé, lui-même exposant et sponsor du salon (dans un élan mégalomaniaque révélateur d'une personnalité orgueilleuse et capricieuse, un prix à son nom est même décerné), envoie à l'auteur, en pleine séance de dédicaces, un des cadres de son entreprise au look " truand de série B prénommé Michel " flanqué de deux policiers.
Les policiers saumurois et en tenue se sont excusés de venir troubler la séance de dédicace et ont pris mes coordonnées ainsi que les noms et prénoms des parents de l'auteur, non sans lâcher cette phrase inquiétante : " Vous savez, quand un député nous demande d'intervenir, on intervient ". Rassurant !
" Collusion ", ce terme que l'on aurait pu croire avoir disparu du vocabulaire d'une démocratie, referait-il surface ? Après que les deux policiers se soient éclipsés, l'homme au regard patibulaire s'est montré des plus menaçant, tant par ses propos que par son attitude arque boutée sur la table de l'auteur et a tenu des propos sans équivoques et devant témoins. L'auteur, dans un souhait d'apaisement, préfère attendre mais se réserve toutefois le droit de déposer plainte pour ces faits inadmissibles dans une démocratie.
L'agresseur : " Monsieur Taugourdeau m'envoie car il a reçu la copie du jugement et il sait qu'il n'a pas le droit d'entrer en contact avec vous. Je fais ça dans le cadre de mon travail et ça me déplaît "
L'auteur : " Il a de la chance parce que moi, je n'ai pas reçu le jugement écrit et s'il a quelque chose à me dire qu'il vienne lui-même me le dire. Est-il si lâche et peureux ? "
L'agresseur : " Ce que vous avez écrit dans votre livre est dégueulasse "
L'auteur : " Vous l'avez lu ? "
L'agresseur : " Non, mais vous vous êtes attaqué à MONSIEUR JEAN-CHARLES TAUGOURDEAU et vous allez le regretter "
L'auteur : " Et bien moi je suis MONSIEUR CLAUDE PICHEREAU et il ne vaut ni plus ni moins que moi. Nous ne sommes plus au Moyen-Age, c'est fini la féodalité et les seigneurs tout-puissants "
L'agresseur : " Edith L. ne fait plus partie de la société alors arrêtez de vous en prendre à Taugourdeau sinon vous finirez en prison "
L'auteur : " Je ne veux pas savoir ce que devient Edith L., le sort de cette pauvre fille ne m'intéresse pas, quant à Taugourdeau je l'ignore complètement ce type. Lisez mon livre et vous verrez même que je défends le personnage qu'il a inspiré et j'en dis même du bien "
L'agresseur : " C'est vrai qu'il n'a pas été très clair dans cette histoire "
L'auteur : " Je ne vous le fais pas dire et maintenant allez vous en de mon stand "
L'agresseur voyant que l'auteur ne cèderait pas et qu'il y avait trop de témoins pour insister s'est fondu dans la foule étonnée qui était venue s'agglutiner autour d'eux.
Le lendemain, lorsque l'auteur est allé s'excuser auprès des organisateurs de la manifestations pour les événements de la veille dont il n'était pas responsable, il se rendit compte qu'ils n'étaient pas au courant et que rien n'avait filtré. Le potentat cherchait-il à dissimuler cette agression ?
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